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Le diagnostic de neurinome de l'acoustique

Créé le 13/02/2018 Mis à jour le 25/10/2018

Le diagnostic de neurinome de l'acoustique (ou schwannome vestibulaire) repose sur plusieurs éléments, au premier rang desquels l'imagerie par résonnance magnétique (IRM) qui permet de le visualiser et faire la différence avec d'autres atteintes de l'audition.

Article en langue des signes française

Le neurinome de l'acoustique - ou schwannome vestibulaire - est une tumeur bénigne se développant sur le nerf acoustique, qui relie l'oreille interne à différentes structures cérébrales. Il se traduit par une surdité de perception unilatérale (sauf en cas de neurofibromatose de type 2) d'évolution progressive. La surdité de perception est dite rétrocochléaire puisque c'est au-delà de la cochlée que se situe le dysfonctionnement.

Le diagnostic de neurinome de l'acoustique doit être recherché devant toute surdité unilatérale d'apparition progressive. Pour ce faire, plusieurs examens sont nécessaires.

Audiométrie vocale et tonale

L'audiométrie subjective, où le patient indique quels sons il perçoit sur différentes fréquences à différentes intensités, est proposée en première intention pour objectiver la perte auditive. Dans 95% des cas, l'atteinte concerne une seule oreille, et quand l'atteinte est bilatérale (dans le cas de la neurofibromatose de type 2), un côté est généralement plus significativement atteint que l'autre.

L'audiométrie tonale met classiquement en évidence une perte prédominante pour les sons aigus, mais la maladie évolue vers une atteinte progressive des fréquences moyennes puis des fréquences graves.

L'audiométrie vocale met en évidence une faible intelligibilité de la parole.

Il faut souligner que la surdité peut être fluctuante, et de ce fait les évaluations audiométriques successives se traduiront par des audiogrammes variables.

Potentiels évoqués auditifs (PEA)

Les potentiels évoqués auditifs (PEA) mesurent la qualité de la conduction nerveuse entre la cochlée et le tronc cérébral, suivant le trajet du nerf acoustique. En cas de neurinome de l'acoustique, ils mettent donc en évidence une latence (c'est-à-dire un retard) dans les informations transmises. Une analyse fine permet également d'identifier que le retard est imputable au nerf auditif et non à la cochlée.

Vidéo-nystagmographie (VNG)

Le nerf acoustique contient à la fois des fibres du nerf cochléaire (chargées d'information auditive depuis la cochlée) et des fibres du nerf vestibulaire (véhiculant des informations participant à l'équilibre). Pour évaluer l'éventuelle atteinte de l'équilibre, il est généralement proposé au patient une exploration par vidéo-nystagmographie (VNG). Cet examen consiste à filmer les yeux du patient pour observer un éventuel nystagmus (mouvement circulaire saccadé des yeux qui signe une atteinte vestibulaire). On recherche le nystagmus en spontané et également en réaction à différentes stimulations (rotation du patient sur une chaise, injection d'eau chaude et froide dans le conduit auditif externe).

Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM)

L'Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) est l'examen de choix pour détecter un neurinome de l'acoustique : c'est le plus fiable et le plus sensible. Il permet d'évaluer la taille de la tumeur (même de l'ordre du millimètre), sa localisation, son extension et son retentissement.

Scanner

Bien que moins fiable et moins sensible que l'Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), le scanner est une technique qui peut être proposée de manière complémentaire dans la mesure où elle apporte de précieuses informations au chirurgien si une intervention est envisagée.